Actualité

Bonjour à tous, je suis ravie de vous parler d'une jeune artiste pleine de talent. Vous l'aurez compris, c'est de moi qu'il s'agit. Une pointe d'humour pour faire la promo de mon exposition qui dure jusqu'à la fin de l'été à Montrésor.

Et à la galerie Syllabes d'Art jusqu'au 26 juillet si vous souhaitez avoir accès au cycle de création complet.

Vous pouvez aussi acceder au site : http://auxartsetc.typepad.com/aufildesrues/

Sébastien Gouju

Sébastien Gouju est un jeune artiste installé à Metz et représenté par la Semiose Galerie à Paris. Il est actuellement présent sur le festival d’art dans la ville Indisciplines à Nice (du 15 mai au 15 juin 2009).

Son travail me parait fort intéressant parce décalé. Il me vient à ce propos plusieurs qualificatifs. Ses œuvres se jouent de nous : inversant des rapports d’échelles, nous conviant à nous déplacer dans l’espace, à modifier nos perceptions… Les objets souvent multiples et manufacturés, sont beaux, ludiques et poétiques. Ce qui n’est  pas antinomique dans le vocabulaire de Sébastien Gouju. Il est le genre d’homme à vous pousser du coude et à vous murmurer « regarde ! », et je regarde, « écoute ! » et j’écoute.

Gouju soldats 2007

Pour exemple, je vous parlerai de cette œuvre Soldats, 2007 et vous allez tout comprendre. D’abord, on ne perçoit qu’un tapis de feuilles métalliques posées sur un parquet de bois. L’agencement est variable, il n’y a pas de géométrie fixe, l’œuvre peut fonctionner quelque soit le lieu, comme une géométrie universelle ; on verrait bien le tout dans un jardin asiatique.

03_gouju_soldats_05

Regarder encore cette seconde image, comme les différentes pièces sont de beaux objets. Et il faut trois photos pour vous faire comprendre que sous cet élégant tapis se cachent en réalité une armée… en tenue de camouflage; preuve de la subtilité de l’œuvre qui ne se laisse pas embrasser en un seul regard mais nécessite que l’on pose un moment son regard sur elle, qu’on s’intéresse à  elle, et même que l’on se penche.

   

 

 

05_gouju_soldats_09 Ces petits soldats nous renvoient à un imaginaire enfantin, tout comme le mouvement que nous avons fait pour les voir sous les feuilles. Changement d’échelle qui nous projette dans un autre monde; en marge. Juste à côté, et d'où l'on perçoit mieux le monde d'où l'on vient.

Semiose galerie :http://www.semiose.com/

Quelques mots sur le travail de Sébastien Gouju :

http://www.hermaphrodite.fr/article930

Pia Myrvold

Architecture, design, peinture, univers de la mode, art numérique, toutes ces disciplines se mêlent sans complexe dans le travail de Pia Myrvold. L’artiste d’origine norvégienne, qui a élu domicile à Paris depuis 1992, s’expose depuis le 29 mai à la galerie Moretti et Moretti, près de la Bastille.

J’aime cette pluridisciplinarité qui fait finalement son identité. Etrange comme il est plus facile de la retrouver que de la perdre à travers les divers média utilisés. C’est cette cohérence à travers les diverses formes que peut revêtir son travail qui m’intéresse.

Sa dernière exposition qui courre en ce moment à la galerie Moretti et Moretti, propose une sélection d’œuvres numériques. Des corps féminins se mêlent à des textures animales ou végétales, à des volutes qui rappellent peut-être un ruban ou un savant bijou… Les images sont belles et séduisantes, très modernes évidemment, féminines, totalement.

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Je vous invite à visiter le très beau site de l’artiste. L’interface est un peu lente mais le tout est très accessible. Le site de la galerie, qui expose pourtant de jeunes recrues fort intéressantes (on retrouve l'Atlas et Yaze) est lui peut explicite.

http://www.pia-myrvold.com/

Les invités

Une fois n'est pas coutume, je vous parle d'un bouquin qui ne traite pas de peinture mais que j'ai trouvé excellement bien écrit et drôle. Vous trouverez un plaisir évident à lire lentement, comme on déguste une glace, pour faire durer l'instant.

Les Invités de Pierre Assouline.

Le livre ne traite pas d'Art au sens premier, l'écrivain et journaliste est pourtant un amateur dans ce domaine (on lui doit entre autres une biographie de Kahnweiler le marchand de Picasso, du photographe Cartier-Bresson, un livre sur l'exposition Kiefer au Grand Palais...); mais c'est ici de l'art d'être et de paraître en société qu'il est question. Le lecteur est convié dans un dîner de la haute bourgeoisie parisienne, pleine de moyens, de splendeurs et de préjugés, et finit par constater, j'aime assez cette idée, que la culture et l'éducation républicaine offrent finalement un espoir de réussite et d'ascension sociale.

Françoise Petrovitch

Le site de la plasticienne Françoise Petrovitch est à l’image de son œuvre : un meuble à tiroir que l’on a plaisir à explorer. Sculptures mises en situation, dessins muraux, projets, les supports sont multiples mais toujours cohérents. Celui-ci, sorte de micro narration assez typiquement féminine, s’intitule avec humour « les vacances des autres n’intéressent personne ». Des dessins à l’encre rouge sur un mur blanc jouent avec notre mémoire et s’étalent comme les ribambelles de papier de notre enfance, mais l’échelle est démultipliée  et les petites figurines prennent des allures de géantes en robe courte. Dans cette étrange familiarité qui parle à chacun de nous, on se sent bien. Les installations fonctionnent avec la simplicité grandiose des évidences indispensables au bonheur de la vie. Leur présence s’impose et nous touche avec une grande justesse. Simple comme bonjour, me direz-vous... ce côté enfantin serait pourtant dangereux s'il n'était manié avec une grande sensibilité et une grande intelligence de propos.

Petro 

Lutteuses[1]

La galerie RX, Paris 8, représente l’artiste.

Site de Françoise Petrovitch : http://www.francoisepetrovitch.com/home.html

Qubo Gas

C’est en visitant les sites des galeries présentes sur le salon du dessin contemporain que j’ai repéré un collectif d’artistes Lillois représentés par la Galerie Anne Barrault, intitulé Qubo Gas 

Joliene 2005

Qubo Gas mêle dessin contemporain au feutre ou à l’aquarelle à la mise en œuvre numérique. C’est à travers cette technique d’hybridation qu’ils revisitent les classiques du paysage traditionnel chinois. J’ai été tout d’abord attirée par la beauté fulgurante des images avant de comprendre la complexité et la cohérence de la démarche dans son ensemble. C’est à la pointe de la technologie et poétique à la fois, sensible et recherché, naïf et ludique. Un cocktail résolument contemporain et dynamique, déjà courtisé par la Tate qui n’a pas tardé à les repérer.

Je vous invite à passer un peu de temps sur leur site. Distribuant leurs œuvres graphiques, je vous conseille aussi leur maison d’édition en ligne.

Site de la Galerie Anne Barrault : http://www.galerieannebarrault.com/

Site de Qubo Gas : http://www.qubogas.com/

Leur Maison d'édition en ligne : http://www.smalticolor.com/#p=smalti001DeLuxe

 

Brassai versus Picasso

Je reviens à la charge pour témoigner de ma lecture des conversations entre Brassai et Picasso ; un ouvrage que je viens de refermer et que j'ai littéralement adoré.

C'est le meilleur ouvrage qu’il m’aie été donné de lire au sujet de Picasso.

Il y en a qui ressemblent à un catalogue, sorte de dictionnaire exhaustif des œuvres et des périodes, voué naturellement à l’échec vu le foisonnement de l’œuvre. D’autres qui se livrent à travers un voile plus ou moins opaque de distance et de respect.

Et voilà qu'intervient Brassaï, sans aucune prérogative, photographe officiel de l’intimité du peintre, du moins des œuvres sculptées, et qui témoigne simplement en tant qu’ami de sa vie au contact d’un autre homme, d’un autre créateur, que l’on nomme Picasso.

Une véritable merveille.

Cedrix Crespel

Claude Petitjean $expose Cedrix Crespel.

L’affiche de l’expo est une lettre ouverte. A propos de Cédrix Crespel, le galeriste raconte encore son étonnante rencontre avec son œuvre. Histoires de tableaux qui amène Claude Petitjean à acheter une toile de l’artiste dont un autre galeriste ne souhaitait pas se départir étant donné qu’il venait de vendre les 51 autres de la série en moins d’une semaine.

Il faut dire que les images de Crespel sont diablement efficaces et séduisantes. Venant du monde du design  et de l’architecture, son œuvre est multiple et protéiforme. Ses photographies sont comme le verso de sa peinture. Il use de couleurs vives et acidulées, d’une gestuelle très graphique. Cela produit des images subtiles, séduisantes voir excitantes. J’y retrouve quelque chose de la pratique d’un Valerio Adami revu  par le Street Art.

Pour ceux qui auraient encore un peu de temps, il peuvent explorer le site de l’association de La lune en parachute située à Epinal et qui propose une excellente sélection d’artistes preuve que certaines initiatives régionales et provinciales bien montées peuvent perdurer et prospérer. Cedrix Crespel y exposait en Décembre dernier.

Site de la galerie Petitjean http://www.galeriepetitjean.com/#

Site de l’artiste Cédrix Crespel http://www.cedrixcrespel.com/

Site de l’association la lune en parachute http://www.laluneenparachute.com/home.html

Yan Pei-Ming au Louvre

Je n’ai jamais aimé le travail de Yan Pei-Ming, peintre chinois encensé dans toutes le foires internationales d’art contemporain pour ses toiles démesurées, star internationale et donc rebus de mon propre musée imaginaire. Il est l’actuel invité du Louvre jusqu’au 18 mai 2009, pour un travail qui me semble enfin intelligent. Amoureux de la démesure, il se confronte bien évidement à la Joconde – mais qui d’autre ? - pour la marier à sa propre histoire : un portrait de son père récemment décédé et le sien prématurément vieilli. Il en résulte un ensemble de 5 toiles monochromes pour un total de 20 mètres de long, le plus grand ensemble de l’artiste. Au-delà de l’habituelle démesure, c’est donc une réflexion globale sur la mort à laquelle nous convie l’artiste, qui je dois dire a retenu mon attention.

Vous trouverez dans Paris Match de cette semaine un article complet sur l’événement.

Brassai et Picasso

On a tous un Picasso dans le cœur. C’est pourquoi je vous recommande la lecture des conversations avec Picasso de Brassaï édité chez Gallimard. C’est très bon et facile à lire.

Quand deux artistes de grand talent se rencontrent… j’adore !!

 

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